AVC et AIT : comment les reconnaître et les prévenir
Un accident vasculaire cérébral (AVC) survient lorsqu'une partie du cerveau n'est plus correctement alimentée en sang, tandis qu'un accident ischémique transitoire (AIT) provoque les mêmes signes mais de façon passagère. Reconnaître ces signes et connaître ses facteurs de risque, c'est se donner les moyens d'agir vite le jour où chaque minute compte, et souvent de prévenir l'accident bien avant.
« Cela n'a duré que quelques minutes »
Paul, 63 ans, ressent soudain une faiblesse du bras droit et des difficultés à parler. Dix minutes plus tard, tout est redevenu normal. Pensant que ce n'était rien, il hésite à consulter. Son épouse appelle néanmoins les urgences. Les médecins diagnostiquent un accident ischémique transitoire, considéré comme un signal d'alarme avant un AVC. Une prise en charge rapide permet de réduire fortement le risque d'un véritable accident vasculaire cérébral.
Reconnaître les signes qui doivent alerter
Certains signes doivent conduire à appeler immédiatement les services d'urgence, même s'ils semblent légers ou passagers :
- une faiblesse ou un engourdissement soudain d'un côté du corps ;
- une bouche déviée, un visage qui s'affaisse d'un côté ;
- des difficultés soudaines à parler ou à comprendre ;
- une perte brutale de la vision ou de l'équilibre ;
- un mal de tête intense et inhabituel, d'apparition brutale.
Un moyen simple de s'en souvenir : le visage, le bras, la parole. Si l'un des trois se dérègle brutalement, il faut appeler le 112 sans attendre.
AVC ou AIT : la même urgence
L'AIT ne laisse pas de séquelle visible, mais il annonce parfois un AVC dans les heures ou les jours qui suivent. C'est pourquoi il ne faut jamais se rassurer parce que « tout est rentré dans l'ordre ». Le réflexe reste le même : appeler les urgences.
Des facteurs de risque que l'on peut réduire
Une grande partie des AVC est liée à des facteurs modifiables. Les repérer tôt, c'est pouvoir agir :
Le rôle du bilan DomiHome
Lors d'un bilan préventif, l'infirmière évalue vos facteurs de risque cardiovasculaire, mesure notamment votre tension, recueille vos habitudes de vie et vous encourage à consulter votre médecin lorsque c'est indiqué. Le bilan ne pose jamais de diagnostic mais s'inscrit dans une démarche de prévention, en tenant compte du cumul de plusieurs facteurs plutôt que d'un seul.
À retenir
Face à une suspicion d'AVC ou d'AIT, n'attendez jamais que les symptômes disparaissent : appelez le 112. Et parce que la meilleure protection reste la prévention, connaître et suivre ses facteurs de risque change vraiment les choses. Pour faire le point chez vous, découvrez le bilan de santé à domicile DomiHome.
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